Cahier de Pensées

25 juin 2008

Le Grand Gaspillage

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 21:11

Merci M Jacques Marseille d’avoir pris le temps et d’avoir eu le talent de ce titre taillé sur mesure…

Parlons donc gaspillage, et pas grappillage! En cette période verte où chacun y va de sa petite note écologique, qui sur les vertus de la marche à pieds, du vélo ou des transports en commun, qui sur la beauté du recyclage, en cette période noire d’assiettes vides pour les uns, de frigos trop plein pour les autres, en ces périodes troubles j’aurais pu vous parler d’écologie ou de faim dans le monde…
Que nenni! Il est des sujets beaucoup plus importants (mince, ma déclaration de revenu 2007), beaucoup plus fondamentaux, des gaspillages colossaux, incommensurables (pas trouvé plus long dans le dictionnaire ;-) ), des gaspillages qui, quelque part m’attristent un peu, me font parfois douter de l’homme et de sa valeur.

Le Talent.
Que n’avez-vous vu de talent gaspillé, de personne dotée d’un don magnifique, miraculeux et qui ne l’utilise pas, qui, a n’en pas user abuse des bontés de la nature, trompe le destin, .
L’art, l’écriture ou la cuisine qu’ils subliment en arts d’ailleurs, échantillons de domaine qu’ils transfigurent… transfigureraient en fait … Si seulement leur talent n’était pas contenu, confiné, à l’abri de l’œil parfois critique, plus souvent admiratif et généralement transporté.
Timidité, peur de l’échec, modestie exacerbée, autant de mauvaises excuses qui nous privent de leurs œuvres. Parfois, par hasard, par erreur, un blog leur ouvre sa fenêtre sur le monde, et la magie opère, l’image transcende, enivre, l’écrit transporte, envoûte, le talent se matérialise, nous illumine, pare nos visages d’un doux sourire, parfois seulement le talent nous rassasie…

Le Temps

Il ne suspens pas son vol, nous le savons, nous en sommes maître! Oh certes nous ne pouvons l’arrêter mais nous pouvons le diriger, nous pouvons lui demander de nous porter vers des émotions, des êtres chers, des découvertes, des passions, des rencontres, des sentiments, vers la vie.
Nous pouvons également le laisser nous guider, nous enfermer dans la routine, la monotonie, le train-train, l’abdication, la perte de soi, la dilution dans les autres, cette petite mort où seul notre corps a survécu, où notre âme a capitulé.
Que de temps gaspillé en fausses excuses, en renoncement, en petite vie, en atermoiement, en questionnement.
Toujours cette peur de l’échec, cette timidité, ce manque de confiance en soi, en les autres.
Que de vies qui s’étiolent, s’enlisent, que de gaspillage de cette matière unique, précieuse et volatile partout présente mais insaisissable, que de plaisirs inachevés, que de kilomètres parcourus sans destinations, vains …

Le Grand Gaspillage, le notre!
Notre petitesse face aux décisions qui comptent, nos grands chemins que, comme des bandits, nous massacrons pour nous contenter de petits sentiers qui ne mènent nulle part.
En prendre conscience…
Peut-être un pas dans la bonne direction, un pied qui hésite, entraîné par l’élan de l’habitude, mais qui déjà attend la prochaine croisée des chemins, pour choisir, pour vivre, enfin …

21 juin 2008

Des Jonquilles aux derniers Lilas

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 23:47

On peut vraiment trouver des titres de chansons pour tout, j’en ai même trouvé un qui uni mes deux fleurs préférées, merci M Hugues Auffray!

Les jonquilles, une des premières fleurs, la fin de l’hiver, la fonte des neiges, les premières promenades dans les bois, les bouquets confectionnés à la va vite, les brassées de fleur.

Le Lilas, deux couleurs, le blanc pur et le le lilas, mais surtout un parfum. Ce parfum qui marque l’approche de l’été, ce parfum qui embaumait la cours de la maison de ma grand-mère.

Un brin de nostalgie, des souvenirs, plus importants que des couleurs ou des formes, une fois de plus les sentiments, les sensations qui l’emportent sur le reste.

3 juin 2008

Au temps emporté par le vent

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 23:24

Tic Tac Tic Tac, l’horloge égrène les secondes, les minutes, les heures, la cascade des jours des semaines des mois empli inlassablement le calendrier, le lent flot des années s’écoule.
Le temps ne suspend pas son vol, jamais. Il nous emporte dans sa spiral, malgré nous, sans remords, sans marche arrière possible.

Il nous a saisi à notre insu, au matin de notre vie, il nous relâchera, quand bon lui semblera, pour notre dernier voyage.

Un jour nous avons pris conscience de sa présence à nos cotés, plus tard de son inexorable pourvoir, de sa perpétuelle marche en avant, Tic Tac Tic Tac Tic Tac.

Il pourrait nous désespérer. La fin est écrite, seule son échéance nous est inconnue. Mais comment désespérer du temps, il nous donne une chance unique. Grâce à lui, sous une apparence de similitude, tout change, tout bouge, tout évolue. Jamais les mêmes conditions, jamais les mêmes circonstances, le temps nous apporte la variété, la vie, le choix.

Il est source d’espoir! Le chemin n’est pas tracé, il nous appartient de le faire. Nous ne sommes pas des poissons rouges, notre mémoire nous guide, nous dirige, nous protège des erreurs passées. Le voyage est bien organisé: des phases d’apprentissages, des phases de jouissances et parfois des phases de transfert de connaissances.
Dans tous les domaines nous pouvons progresser, dans tous les domaines nous rampons, nous mettons à quatre pattes, nous lançons d’une démarche hésitante pour bientôt marcher, puis, griser par nos capacités nous allons même jusqu’à courir. Enfin nous ralentissons le pas, savourons, regardons autour de nous et prenons le temps de transmettre aux plus jeunes, aux moins expérimentés, aux béotiens.
D’un domaines à l’autre les phases n’ont pas la même longueur, pas la même intensité, souvent nous cumulons, encore élève en amour, déjà professeur en sport, jouisseur au boulot. . .

De tous les domaines il en est un particulier, celui qui regroupe tous les autres, celui qui n’est que la juxtaposition de tout ce que nous vivons, notre vie. Ici l’apprentissage est permanent et la transmission des enseignements délicate.

La jouissance me direz-vous? Elle est là, au coin de la rue, à portée de main, il suffit de peu pour la rejoindre, comme la pierre philosophale, elle n’apparait qu’à celui qui la veut pour la dévelloper et pas pour en abuser, à celui qui prend le temps de savourer les multiples chances qui lui sont données, les petits comme les grands bonheurs, à celui qui regarde vers l’avant mais qui sait d’où il vient, à celui qui sait que le chemin compte plus que la destination, à celui qui sait que la route est parsemée de rencontres, d’échanges et que ce n’est que lui qui décide ce qu’il en fait, qui décide de zapper ou de savourer, de fuir ou d’apprendre, de dépenser ou d’investir, d’être égoïste ou d’échanger, à celui qui sait que le temps n’attend pas, et que la sortie est peut-être demain.

Tic Tac Tic Tac Tic Tac, l’horloge égrène les secondes qui nous séparent de notre prochain choix, la voie rapide ou la route de campagne…

Vous avez choisi ?

Moi aussi…

Quel chemin?
J’ai vendu ma voiture et j’ai acheté un vélo…

Tic Tac Tic Tac Tic Tac

1 juin 2008

La Vérité si je mens 2

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 22:10

Dans toute relation la première étape est celle de la découverte mutuelle.

Lentement le masque doit tomber, la vraie nature doit se faire jour.

Parfois le masque est épais, savamment constitué, longuement travaillé, finement ciselé.

Oh certes, il ne fait pas vraiment effet, contrairement à ce que l’on peut penser, mais il peut nous en donner l’impression, nous réconforter. nous permettre de mener notre rôle à bien, de nous camoufler.

Lorsque il est temps d’avancer, de construire deux options, baisser la garde ou maintenir le cap.

Si l’on maintient le cap alors plus trop de choix, s’enferrer, ou fuir, deux choix de faibles alors qu’une main se tend, deux choix de pertes alors que le gain est si proche, deux voies tristes mais trop souvent utilisées…

28 mai 2008

le jeu de la vérité

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 22:43

Comment cela je n’arrive pas à trouver de titre tout seul, je ne fais qu’emprunter les titres savamment pondus pas d’illustre auteurs.
OK, ça va, j’avoue!! mais en fait c’est le nouveau thème du blog, détournement de titres.

C’est votre Ami, vous savez pertinnement qu’il vous ment impertinemment. Vous avez des preuves, multiples. Vous pourriez le confondre, et pourtant vous n’en faites rien.

C’est votre ami, vous voulez que cela vienne de lui, qu’il vous avoue le mensonge, qu’il se rende compte que vous ne l’appréciez pas pour ce qu’il prétend être, mais pour ce qu’il est réellement. Vous voudriez enfin pouvoir jouer le Jeu de la Vérité, laissez les masques à terre, vous voudriez qu’il en ait le courage, pour vous, pour la relation qui s’est créée, par respect de vous, de lui.

En sera-t’il capable, va-t’il franchir le cap, va-t’il avancer, nu sur le difficile chemin de l’amitié ou va-t’il choisir la fuite, baisser les yeux et reconstruire son univers de carton pate quelques pages plus loin…

Faut-il l’aider, lui tendre la perche, ou le frapper, dénoncer la mascarade, faut-il le pardonner ou l’accabler?

Mon coeur a déjà choisit, il faudrait simplement qu’il fasse un pas, dans ma direction….

21 mai 2008

Égoïste

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 22:36

Rassurez-vous, je ne veux pas vous mettre au parfum, mais après avoir emprunté un titre de film de Michel Lang, pourquoi ne pas emprunter celui d’un parfum de Chanel?

L’égoïsme, sous toute ses formes, m’irrite au plus au point (si si!), Les gens qui font ce qu’ils veulent sans penser aux autres, sans se soucier des problèmes, des dérangements qu’ils créent cela m’exaspère.

Je suis parfois bien élevé, il arrive donc que mon exaspération ne se voit pas, mais, plus communément le bouillonnement intérieur déborde, sous la forme d’un petit commentaire ou d’un regard, que l’on pourrait qualifier d’assassin…. (non, je n’ai encore tué personne, enfin je ne pense pas, il y en a bien qui se sont éloignés avec une blessure, mais je ne pense pas qu’elle était mortelle ;-) ).

L’égoïsme peut prendre des formes multiples et avariés, mais tant l’égoïste passif que l’égoïste volontaire me courent sur le haricot. L’égoïste (vous aviez remarqué que ce nom est masculin et féminin) peut se rencontrer à tous les coins de rue. Des exemples, je vous en apporte à la pelle. (toute ressemblance est purement non fortuite).

Commençons par la forme la plus bénigne, l’égoïste que je qualifie de passif, ou d’involontaire.
Un trottoir. A droite un étalage de bijoux avec quelques clients potentiels, à gauche une boutique. Au milieu deux personnes arrêtées de telles façon que soit vous attendez la fin de la discussion soit vous passez entre les deux …. faisant ainsi preuve d’impolitesse soit vous vous arrêtez, croisez les bras et les regarder en attendant le déluge. (oui, on peut aussi s’immiscer dans la conversation, mais je suis poli j’ai dit !).
Une file d’attente à la poste. Un couple avec sa poussette, un guichet se libère, Monsieur et Madame s’y rendent. La poussette elle reste là. Un autre guichet se libère, et personne ne peut y accéder, à moins d’enjamber la poussette au risque de renverser le marmot.
Une rue à sens unique. Une voiture arrêtée en double file, son conducteur (sa conductrice ?) est allé acheter un paquet de cigarette. A dix mètre de là deux places libres …. (existe aussi en version camion, dépose d’enfant à l’école, …)
Un chemin dans la forêt. Deux couples avec poussettes qui marchent tranquillement, de front. Pour les vélos peu d’options, attendre, emprunter les bas cotés, ou renverser les poussettes (tiens ça je n’y avais encore jamais pensé (hi hi hi hi hi)….).
Je ne vais pas continuer la liste, elle pourrait être très longue, trop longue.

Tous ces exemples ne sont que de petits pas grand choses, de légères perturbation de la vie quotidienne, ils n’en sont pas moins très révélateurs de comportements. Les égoïstes passifs vivent dans leur monde, ce qui ne leur est pas proche leur est indifférent. La vie en communauté impose des contraintes, aux autres ….

L’égoïste volontaire est le plus néfaste, ce n’est pas qu’ils ne s’intéressent pas aux autres, simplement son cas est plus important, et si il faut marcher sur deux enfants pour être sûr d’avoir une place dans cette rame de métro, renverser une grand-mère pour être à l’heure, nuire à un collègue pour avoir cette promotion, n’écoutant que son coeur et son courage, il le fera!
L’égoïste actif dans chaque situation regardera comment tirer son épingle du jeux, comment maximiser son gain. Le coût de ses actions, de ses traîtrises, de ses vilenies, il l’ignore, ou plutôt il le calcule très vite, nul, car c’est la valeur des autres à ses yeux, sauf bien sûr si ils peuvent lui être d’une utilité quelconque …..

L’égoïsme, je déteste donc, mais malheureusement il m’arrive aussi d’y succomber. Parfois, on peut être si concentré sur quelque chose que l’on ne voit plus ce qui se passe à coté, on en oublie de saluer une connaissance, de prêter attention aux autres, d’appeler l’être cher, en moins de temps qu’il n’en aurait fallut pour le dire on se trouve pris en flagrant délit d’égoïsme, en pleine impolitesse…

Mea Culpa! Pour toutes les personnes que mes égarements, passagers j’espère, gênent ou indisposent.

3 mai 2008

Psychopathe

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 22:35

Oui, vous ne rêvez pas, on m’a traité de Psychopathe!

Moi, Sweet-Things, un psychopathe! Que ne faut-il entendre! Moi si doux, si sage.

Bon c’est vrai, que sous certains atours je pourrai peut-être paraître un petit peu étrange….

Je suis assez fan de technologie, mon boulot m’a forcé à prêter attention à la sécurité du net et des informations en général, je baigne dans ce monde, je suis curieux, j’aime découvrir les nouveautés et donc je connais quelques petits trucs.

Savez-vous par exemple que vous pouvez savoir assez facilement qui se connecte à un site Internet, quel type de PC, d’explorateur ou même la résolution de l’écran …?
Par exemple: 2 May    22:43:51    MSIE 7.0    Windows Vista    Nice Provence-alpes-cote D’azur France    ALamentin-105-1-52-126.w90-43.abo.wanadoo.fr (90.43.137.126)
Signifie simplement qu’une personne connectée depuis Nice (je pourrais être plus précis sur le quartier en faisant une  petite recherche), avec Wanadoo, possédant un PC sous Vista et avec IExplorer 7 s’est connecté le 22 Mai à 22h43.

Vous voulez en sus la durée de la connexion, les pages visitées, la page d’où venait la personne, celle où elle est allée? Rien de plus simple, toutes ces informations sont envoyées par votre explorateur favori.

Coté téléphone mobile, il est assez simple de savoir sur quel opérateur est un abonné en fonction du numéro. D’un pays à l’autre les sonneries sont différentes, on peut donc, si on le veut, savoir assez facilement si une personne est en Inde ou pas, si elle est dans l’avion ou pas. Un SMS peut vous apprendre pas mal de chose sur la présence ou non d’un réseau près du téléphone…

Si je regarde coté avion, tous les aéroports du monde (enfin presque) vous donnent les heures réelles d’arrivés et de départ des vols. Une corrélation pourrait être établie facilement….

Appelé d’un hôtel et voilà un indice facilement vérifiable. Les annuaires inversés remontent facilement d’un numéro à une adresse, pas toujours celle que l’on croit…

En fait, tout cela je ne le fais pas pour les autres, pas pour les espionner, je m’en sers essentiellement sur moi, pour me protéger….

Ayant une vie parfois dissolue, ayant eu à l’occasion une femme et jusqu’à deux maîtresses en parallèles, j’ai du apprendre à jongler, et donc à maitriser la technologie pour m’assurer que mes alibis soient quasi imparables.
Pas question d’avoir une sonnerie anglaise sur mon téléphone alors que je suis sensé être en Allemagne.
Difficile de recevoir un SMS alors que je devrai en théorie être au-dessus de l’océan.
A, une de mes Ex a donné les coordonnées de mon blog à son mec, et je dois dire que j’ai vérifié pendant quelques mois si il respectait bien l’interdiction de visite que je lui avait imposé.

Donc psychopathe … Je ne crois pas! Parfois un petit peu trop joueur et désireux de s’assurer que mes cadeaux arriveront à bon port. Mais depuis j’ai compris, je demande l’adresse, je ne la cherche plus.

Le net fournirait tous les moyens de déterminer réellement qui est une personne, si l’on prenait le temps de chercher, et je dois dire que d’une part j’ai d’autres chats à fouetter, et d’autre part je fais confiance!

28 avril 2008

Là-haut, sur la montagne!

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 8:01

Le sommet n’est plus qu’à quelques pas, le point culminant de leur randonnée. Le temps est splendide, le soleil illumine ce paysage du Mercantour, la rivière en contre bas, source de fraîcheur et de vie fait entendre son doux chuintement. Le ciel limpide, pur d’un bleu absolu.

Ils arrivent enfin, heureux. Heureux d’être là, heureux d’y être avec l’autre.

Ils se rapprochent, elle passe sa main autour de sa taille, lui enveloppe ses épaules. Ils admirent la vue. Ces collines, ces villages au dessous-d’eux, ces aigles dans le ciel à la recherche de leur proie. Ils regardent dans la même direction, savourent, absorbent cette tranquillité nullement perturbée par l’Homme, se régénèrent.

Il se tourne vers elle. Ils se regardent longuement, regards perdus dans les yeux de l’autre. Il passe sa main sur joue, écarte sa mèche, glisse sa main sur sa nuque, l’attire à lui et l’embrasse tendrement.

Elle fait glisser son sac à dos, se colle contre lui, se frotte à lui, remarque avec plaisir que la longue montée n’a pas épuisé toutes ses forces. Une brides après l’autre elle ôte son sac à dos et le dépose à cotés du sien.
*
Ils veulent s’unir à la nature, savourer toutes les bribes, toutes les instants, de cet instant magique. Ils savent que ce soir, lui dans son TGV, elle devant son PC seront déjà à rêver de leur prochaine rencontre.

Un main caresse ses cheveux châtains, l’autre sent au travers du tissu léger ses seins protubérants. Elle a déjà défait deux boutons, sa main parcoure son buste. Tout comme lui elle veut ce contact physique, cette proximité, cette fusion de leur corps, de leur cœur.

Sa chemise, boutons défaits à leur tout, glisse sur ses épaules. Ses lèvres viennent à la rencontre de se son cou. Une main glisse sous la bride de son Chantal Thomas, l’écarte puis libère le contenu du bonnet. Sa main le pétrit doucement, elle se pâme, s’offre à sa bouche avide et douce, brûlante et appliquée. Il déguste, il savoure. Ses lèvres, sa langue patiemment refont le parcours, la lente ascension jusqu’au dôme, qu’elles engloutissent.

L’herbe rase, un petit peu jaunit par le soleil et le manque d’eau les attend. Lorsqu’ils s’y allongent les ceintures se sont déliées, les fermetures sont tombées.

Il est derrière elle, embrasse son cou, ses oreilles, elle l’accompagne de son bassin, dans ce rythme lent et profond, ses sens aux abois, en émois, son téton légèrement pressé, son bouton doucement caressé viennent ajouter encore au plaisir.

Leurs climax approchent, ils vont le partager.

Ils restent immobiles, souriant, heureux, un seul corps encore, unis dans cette nature sauvage et merveilleuse. Ils savourent, les yeux mi-clos, bercés par le chant des oiseaux, la rivière, le vent léger.

Le soleil comme couverture, la tendresse en étendard, union si improbable et si belle, comme une deuxième chance que leur donne la vie, celle d’être deux et de n’être qu’un, là-haut, sur la montagne…

Tipping Point, ou Rumeur quand tu nous tiens!

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 6:51

Ce très bon livre paru en 2000 et écrit par Malcom Gladwell décrit un phénomène social. La traduction de son titre n’est pas des plus simple. Le “Tipping point” est en effet le point au delà duquel un phénomène se généralise, un petit peu comme le mécanisme d’une épidémie dont le virus a atteint la masse critique.

Les concepts, ou tout au moins ce que j’en ai compris sont assez simple. Chaque individu fait partie d’une sphère, cette sphère représente l’ensemble des personnes que nous connaissons.
Notre sphère est composée en fait d’un nombre de sphère individuelle dont nous sommes le point commun. Par exemple nous appartenons à une sphère professionnel, l’environnement de travail, une sphère familiale, une ou des sphères sociales (associations, club sportif, cercle d’amis). On peut également penser à une sphère virtuelle, la communauté de notre blog (les sphères OverBlog, Canalblog, 20six, WordPress, Blog.fr, … étant relativement étanches).

Comment évaluer la taille de nos sphères? Malcolm a eu une idée toute simple, prendre une liste de 250 noms au hasard dans l’annuaire et demander à chacun de compter le nombre de noms correspondant à une personne qu’ils connaissent. Pour un individu classique, ce nombre est compris entre 20 et 40.

Dans notre sphère se trouve des personnes particulières, des connecteurs. Les connecteurs ont deux caractéristiques, d’une part leur nombre de liaison est très supérieur à la moyenne, d’autre part, ils appartiennent à un nombre de sphère plus important. Si vous donnez la même liste à un connecteur, il reconnaîtra plus de 90 noms….

Ces connecteurs sont ce que je nommerai des animaux sociaux, ils permettent l’échange entre les sphères, favorisent les rencontres et les échanges d’information.

Le « Tipping Point » analyse la propagation des rumeurs, des modes, des best-sellers aux idées. Ils dissèquent ceux qui ont eu du succès ou sont morts-nés et permet donc d’améliorer les chances de propagation d’une nouvelle, de comprendre les petites actions qui auront de grands effets.

Clairement les connecteurs ont un rôle particulier, et plutôt que de s’attacher à séduire tout le monde, il suffit de se concentrer sur eux, de les abreuver de la bonne parole, pour s’assurer d’une dissémination quasi-épidémique de l’information.

Des connecteurs, vous en connaissez bien aussi, non?

23 avril 2008

Les jours se suivent et se ressmblent, ou pas…

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 22:24

Les jour se suivent, et se ressemblent, un peu…

Hier jungle urbaine et monstres d’acier,
Aujourd’hui calme forêt et amples foulées,
Là-bas vautours aux griffes acérés,
Ici mésange au chant léger
Gazelle voyageuse contre Biche promeneuse.
L’une débusquée, traquée, attendue, toujours espérée et jamais rencontrée
L’autre qui lentement croise votre chemin, vous jette un œil pas même apeuré
Quelque trace fugace sur l’écran d’un PC ou la nature dans toute sa beauté

Les jours se suivent et se ressemblent, similaires et si différents

20 avril 2008

Une première!

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 14:29

Elle est là, s’approche de moi, enlève sa veste, puis ses chaussures et s’installe confortablement à mes côtés.

La nuit sera longue, ou plutôt courte …

Elle est asiatique, chinoise je pense, et c’est une première, jamais je n’ai traversé la nuit avec une asiatique à mes côtés, jamais je n’ai exploré de telles hauteurs.

Elle a peur d’avoir froid, approche une couverture, rend le menu à l’hötesse et essaye de dormir.

Je préfère commencer par le film, je dormirai ensuite, jusqu’au bout de la nuit.

Je m’endors plus tard, un sourire sur mes lèvres, Ma vient me chercher à l’aéroport, La m’a faite une proposition sympa, j’ai pris la décision de contacter G, d’écrire à Cat pour lui demander des explications, pour comprendre… Les choses bougent, et cela me convient parfaitement.

De la chinoise je ne sais rien de plus, elle dormait quand j’étais éveillé et l’était lorsque je devisais avec Morphée…

Un “hi” et même pas de “bye”, une voisine de plus, anonyme et inconnue, mais ma première Asiatique!

14 avril 2008

En pleurs

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 21:22
Les larmes coulaient sur mes joues, je sortis un mouchoir de ma poche et les essuyais discrètement.J’étais probablement le seul à pleurer dans cette partie de l’avion.
Quelle idée aussi de choisir ce film à l’eau de rose! (si ce n’est que j’avais lu le livre, l’avais trouvé très beau et appréciait également sa version animée.)
Quelle idée ensuite de se laisser emporter par le jeu des acteurs, par l’histoire, par l’ambiance de « PS: I Love You »
Quelle honte me direz-vous de verser des larmes à votre age, en public, pour une chose si futile!
Et pourtant, qu’est-ce que la vie si ce n’est ressentir, être touché par la beauté, émue par la tristesse, emporté par la joie, avoir de la sensibilité, un être humain, pas une machine, un cœur, pas seulement un cerveau, l’instinct pas uniquement la connaissance, la chaleur, pas l’indifférence.
Je pleurais, sûrement bêtement et pourtant j’étais heureux. Heureux de voir que je pouvais pleurer pour un film à l’eau de rose, que je gardais mon cœur d’enfant, qu’il était toujours là, prêt à ressurgir à la moindre possibilité.
Je pleurais, et pourtant je souriais;

11 avril 2008

Bouteille à la mer (2/2)

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 13:02
Le contenant c’est bien, mais le contenu s’est mieux. Il me faut maintenant me jeter à l’eau, ou plutôt glisser dans la bouteille mon message d’amitié.
Un message d’amitié c’est simple vous allez me dire, juste un « veux-tu être mon amie pourrait faire l’affaire?»
Mais en fait, est-ce veux-tu être mon amie ou alors acceptes tu que je sois le tien? Nuance subtile mais non dénué de sens.
Peut-être puis-je combiner les deux, « veux-tu que nous soyons amis? »
Bof, pas emballant. (qui a dit que je voulais l’emballer! Si j’avion voulu j’aurion pu! (enfin, rêvons toujours) Profiter de l’effet de surprise, de la douceur, de la passion des premiers échanges et avant qu’elle ne s’en rende compte la plaquer contre la paroi, baiser son cou, ses lèvres et jouer le pari des sens contre la raison. Mais je ne suis pas ainsi (quel con ce mec!)).
Je devrais pourvoir trouver mieux, lui expliquer qu’elle est belle, euh, non, ça je le dit pas, qu’elle est intelligente, attirante, intellectuellement parlant bien sûr, que son humour est fin, subtile, que son sourire est ravageur, ça non plus on ne le mets pas!, que la lire est un plaisir, que son auto analyse, son écoute, sa compréhension, sa compassion m’émerveillent, que nos échanges seront enrichissants, que je vois des plaies, que je veux l’aider à les guérir, que je vois tant de belles choses en elle que je voudrai que rien ne les gâche, que mon oreille, ma présence, ma franchise ne sont que de pâles présents aux cotés des trésors qu’elle recèlent.
Que de mots pour un message tout simple, « je ne voudrai pas passer à coté du plaisir d’une amitié avec toi. »
Ah si elle pouvait lire ce blog, tout serait tellement plus simple….

10 avril 2008

A ses pieds

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 20:57

Collée contre moi, ses mains sur mes épaules, sur mon dos, ses cuisses qui me pressent quand je me faufile, comme pour me dire d’être prudent.

Nos corps qui se séparent quand j’accélère, se rapprochent quand je ralenti, nos corps qui vibrent dans un même mouvement, emportés dans un même élan.

Nous voilà malheureusement au terme du voyage, je ralenti puis m’arrête dans une dernière secousse. Nous allons jouir ensemble d’une vue magnifique.

Elle descend du scooter, enlève son casque et admire avec moi le paysage qui s’étend à nos pieds.

6 avril 2008

Bouteille à la mer (1/2)

Classé dans : Mes Pensées — switthing @ 21:53

Pour lancer une bouteille à la mer, on pourrait prendre une banale bouteille, celle qui nous tombe sous la main, qui a un bouchon étanche et qui flotte.

On pourrait aussi chercher LA bouteille, celle qui se remarque, peut rappeler des souvenirs, le petit clin d’œil, La bouteille adaptée à la situation.

Après multes recherche je pense l’avoir trouvée ….

Il fallait que ce soit Coca. Pourquoi Coca? et pourquoi pas! Lait fraise ça ne marchait pas.

Il fallait que ce soit remarquable et rare…

Voici le résultat de mes recherches :

Bouteille à la mer

J’en suis assez content, à tort ou à raison?

Page suivante »

Publié sur WordPress.