Perplexe, je suis perplexe, comme une incompréhension de ce monde qui m’entoure, des gens, de leurs relations.
Mon période de repos “semi-forcée” me laisse le temps de vagabonder sur la toile et de parcourir cahin caha la blogosphère.
Chaque jour j’y découvre de vraies merveilles, des auteurs pleine de charme, d’esprit, d’humour, sachant manier les mots et nos émotions, virtuose du clavier, fée du net.
Leurs sites sont de vrais havres de paix, des parenthèses reposantes et divertissantes, des rayons de soleil, des pourvoyeurs de sourire.
Parfois, en les explorant, au détour d’une note se dévoile une vérité surprenante. On peut en effet deviner qu’elles sont seules ou malmenées par leur compère et qu’elles semblent le regretter.
Comment de tels trésors, de tels diamants peuvent-ils rester ainsi cachés, emprisonnés dans leur gangue? Pourquoi des nuées de beaux princes prêts à partager rires et discussions ne virevoltent-elles pas dans leur sillage?
Je suis perplexe….
La pseudo-anonymie des blogs leur donneraient-elles une volubilité inconnue du monde réel, leur timidité maladive aurait-elle restreint leur source de rencontre à la portion congrue, tous leurs princes se seraient-ils entre-tués dans de sournois défis dont elles étaient le prix, ???
Ma perplexité est sans borne…
Peut-être auriez-vous dans votre besace quelques explications propre à m’éclairer et à m’apaiser enfin…
Plusieurs idées, en vrac :
a) côté auteures : en effet, on se livre bcp plus dans le virtuel que dans le réel. Pas facile de dire ouvertement qu’un époux ou un parent ne vous aime pas/plus, que vous vous sentez seule ou que vous détestez votre vie. L’écrit permet de poser les choses.
b) côté lecteurs :
- peut-être l’effet de masse : face à la constellation de blogs, prendre le temps de vraiment lire et analyser des écrits relève de la gageure. Sans comtper que le prince n’a peut-être pas le don d’ubiquité non plsu (merci les fées !)
- le fait aussi de ne pas avoir envie de “se prendre la tête” avec des histroires de nanas malheureuses, sachant que leur blog est peut-être un simple exutoire, pas forcément un appel au secours, que l’on a peut-être à faire à des affabulatrices.
- le caractère épistolaire peut inhiber certains princes maniant mieux l’épée que la plume. On peut s’entendre avec qqn sans partager sa passion pour les mots, je pense.
- comme dans la vraie vie, ce ne sont peut-être pas tjrs les personnes les plus en harmonie potentiellement qui se rencontrent à travers ces blogs.
c) de façon générale :
- oui il est difficile de rencontrer son autrui auj.
- la notion de prince charmant : elle fait rêver, certes mais avons-nous besoin d’un prince charmant ou d’une oreille attentive, d’une épaule solide, d’un alter ego après tout ? ce rôle qui ne peut être que provisoire est peut-être inconfortable à endosser pour l’homme , non ?
Apaisé ?
Comment par Béa — 31 janvier 2008 @ 21:00 |
Apaisé… non, pas encore…
Coté Auteur : Il est de merveilleux écrits, des personnes pleines d’esprit qui ne parlent ni de leur compagnon ni de leur vie triste et qui sont capables de vous faire vibrer en racontant leur courses.
Côté Lecteur : La finesse, l’esprit, l’humour que les blogs démontrent, sur des sujets parfois tout simple, ne peuvent être absents de la vraie vie
Tu n’abordes pas l’aspect physique des auteurs, c’est aussi une des différences Vituel Réel
Comment par sweetthing — 1 février 2008 @ 22:20 |
Je répondais à la question “pourquoi n’y a-t-il pas de princes etc” qui a priori ne concerne pas les récits heureux (genre récit de courses, ‘tention, je n’ai pas dit les Victor Hugo de supérettes
). Le prince n’intervient que dans des récits où il y a une personne à sauver par définition.
Comment par Béa — 3 février 2008 @ 11:13 |