Je me suis rendu-compte récemment que le terme relation n’a pas le même sens en fonction des personnes. Si si, et je peux même le prouver et généraliser!
Si je prends totalement au hasard un type de relation, sexuelle pour l’occasion, et tout à fait au hasard ![]()
Comment définissez-vous qu’il y a eu relation sexuelle? Deux corps nus dans un lit suffisent-ils? Faut-il imbrication, orgasme, contacts intimes,consentement mutuelle? Demandez à deux protagonistes qui ont pourtant vécu le même voyage, ils n’ont pas forcément atteint la même destination. Les limites, les frontières ne sont pas placées aux mêmes endroits.
Ma définition à moi? Toute simple, si l’un des protagonistes a tenter de provoquer un orgasme (chez lui ou chez l’autre
) il y a relation sexuelle. (ps: Je revendique un CopyRight ©Sweet-Things 2008).
La première étape était facile, passons à plus difficile, la relation amoureuse …. Comment définit-on que l’on est, ou pas, dans une relation amoureuse…?
Faut-il réciprocité, reconnaissance ou affirmation mutuelle, consommation quelconque (bisou ou plus si affinité/possibilité), unicité, régularité, proximité, physique ou spirituelle, …?
Pour expliciter mon raisonnement, un peu d’histoire… Pour qu’il y ait relation amoureuse il faut tout d’abord qu’il y ait eu rencontre. Cette rencontre peut-être virtuelle ou réelle, elle peut être soit l’occasion d’un coup de foudre, unilatéral ou pas, soit la plantation d’une petite graine (pas celle ci voyons, je vous prie de suivre avec sérieux!!) qui va lentement germer en capturant dans ses racines le coeur de l’un et de l’autre.
La rencontre dans son évolution vers l’amour va donc dans un premier temps se transformer en relation amicale (je ne traite pas des cas où la rencontre se mue en relation sexuelle qui ensuite périclite où n’est pas entretenue (distance, km ou sentimentale)).
La relation amicale se caractérise pas une relation plus soutenue, appels ou mails plus ou moins réguliers, rencontres, échanges divers et variés.
A ce stade trois possibilités, la relation se développe et passe dans le niveau supérieur, la relation demeure de même intensité, la relation s’étiole.
La relation amicale possède bien évidemment de nombreuses gradations, de la simple connaissance à l’ami(e) intime, ces gradations se caractérisent essentiellement par la profondeur et la régularité des échanges, mais aussi, et peut-être surtout par l’envie de participer à ces échanges.
Le niveau de relation suivant est à mon avis celui de la relation amoureuse. Je tiens à préciser que si la relation amoureuse est d’un type différent de la relation amicale, ‘il n’y a pas forcément supériorité de l’une par rapport à l’autre.
On peut être extrêmement proche d’un(e) ami(e) intime et moins d’un(e) amoureux(se).
Si donc la relation amicale se caractérise par l’envie, la relation amoureuse se caractérise avant tout par le manque. Non plus une envie, mais un besoin, quasi viscéral, d’être avec l’autre, de lui parler, de lui écrire, de partager, d’échanger. Au travers de ma définition à moi, on peut se rendre compte que la relation amoureuse supporte la distance géographique et peut-être virtuelle. Dans ce cas néanmoins il lui faut un minimum de points de rencontre et d’échange, d’occasion de fusionner mentalement pour sentir l’autre présent quelque part en soi.
Ma définition n’implique pas l’unicité, simplement il faut que les relations apportent chacune des éléments différents, les manques ne pouvant être comblés par des intervenants multiples.
Ma définition ne supporte pas la non régularité, mais pourrait accepter la non réciprocité, pour le malheur du donneur…
Bon, voilà, ce n’est que ma définition, mais les vôtres (sexuelle, amicale et amoureuse) m’intéressent!
Vous avez bien raison de poser cette question, Sweetie. Voyons, est-ce que l’on proposerait à un camarade de rugby ou un collègue de travail de se voir régulièrement à l’horizontale (une fois par mois à Paname par exemple) afin d’échanger « tendresse et partage » en précisant que ce n’est pas un plan « Q » (désolée), que ce n’est pas pour une fois, que l’on va lâcher son autre partenaire du moment sous peu parce qu’on est un vrai sentimental : a priori…non donc cette proposition n’est pas une relation amicale mais plutôt amoureuse. Maintenant est-ce une relation ou pas : des sentiments (tendresse), une régularité, une mutuelle demande de non-tromperie. A moins de s’appeler Clinton, on a du mal à dire le contraire…et quand on se glisse dans les draps de l’”heureuse élue”, que peut-elle bien penser, que c’est une simple accolade entre camarades ?
Comment par béa — 9 mars 2008 @ 19:21 |
Je ne sais ce que l’heureuse élue (de circonstance aujourd’hui) peut panser
, je ne traduit que les mecs
Juste des commentaires en vrac pour faire avancer le débat.
Pour tout le monde tendresse est-il égale à sentiment? Pas sûr.
1 fois par an c’est régulier, comme 3 fois par jour, les deux ne me semblent pas propices à la même fusion. Pour moi par exemple j’ai besoin de plus de 2 fois par jour pour créer un vrai lien, on en vient à me dire que je suis très envahissant ….
Pour les draps, il y a relation sexuelle, mais cela entend-il toujours relation amoureuse? Dans mon cas s’il n’y a pas attirance physique et mentale la partie relation S ne peut se dérouler, mais c’est parfois une étape sur le cheminement vers la relation Amoureuse, ce n’en est pas forcément l’aboutissement, la communion d’esprit étant plus importante à mes yeux.
Comment par switthing — 9 mars 2008 @ 23:15 |
- Oh ? la tendresse pô un sentiment ? de là à dire que pour un homme la tendresse est celle de la viande qu’on achète chez le boucher (la tendresse de la chair) alors que pour une femme c’est un sentiment, je ne crois pas du tout que les dictionnaires masculino-féminins divergent si fâcheusement.
- le tout est de tenir la route, c’est à dire une fois le moment de conquête passé, prendre le temps de connaitre l’autre. Et si l’on décide de quitter la route, de dire les choses en face voire d’emprunter le chemin de l’amitié mais cela suppose qu’il y ait eu une réelle empathie auparavant.
- oui (cf ci-dessus)
Comment par béa — 15 mars 2008 @ 22:38 |