Ce très bon livre paru en 2000 et écrit par Malcom Gladwell décrit un phénomène social. La traduction de son titre n’est pas des plus simple. Le “Tipping point” est en effet le point au delà duquel un phénomène se généralise, un petit peu comme le mécanisme d’une épidémie dont le virus a atteint la masse critique.
Les concepts, ou tout au moins ce que j’en ai compris sont assez simple. Chaque individu fait partie d’une sphère, cette sphère représente l’ensemble des personnes que nous connaissons.
Notre sphère est composée en fait d’un nombre de sphère individuelle dont nous sommes le point commun. Par exemple nous appartenons à une sphère professionnel, l’environnement de travail, une sphère familiale, une ou des sphères sociales (associations, club sportif, cercle d’amis). On peut également penser à une sphère virtuelle, la communauté de notre blog (les sphères OverBlog, Canalblog, 20six, WordPress, Blog.fr, … étant relativement étanches).
Comment évaluer la taille de nos sphères? Malcolm a eu une idée toute simple, prendre une liste de 250 noms au hasard dans l’annuaire et demander à chacun de compter le nombre de noms correspondant à une personne qu’ils connaissent. Pour un individu classique, ce nombre est compris entre 20 et 40.
Dans notre sphère se trouve des personnes particulières, des connecteurs. Les connecteurs ont deux caractéristiques, d’une part leur nombre de liaison est très supérieur à la moyenne, d’autre part, ils appartiennent à un nombre de sphère plus important. Si vous donnez la même liste à un connecteur, il reconnaîtra plus de 90 noms….
Ces connecteurs sont ce que je nommerai des animaux sociaux, ils permettent l’échange entre les sphères, favorisent les rencontres et les échanges d’information.
Le « Tipping Point » analyse la propagation des rumeurs, des modes, des best-sellers aux idées. Ils dissèquent ceux qui ont eu du succès ou sont morts-nés et permet donc d’améliorer les chances de propagation d’une nouvelle, de comprendre les petites actions qui auront de grands effets.
Clairement les connecteurs ont un rôle particulier, et plutôt que de s’attacher à séduire tout le monde, il suffit de se concentrer sur eux, de les abreuver de la bonne parole, pour s’assurer d’une dissémination quasi-épidémique de l’information.
Des connecteurs, vous en connaissez bien aussi, non?