Décidément ce quartier possédait une saveur particulière, j’étais sorti pour griller une cigarette et deux douces et sensuelles musiques me berçait.
Sur ma droite, dans la pénombre d’une chambre un couple goutait au plaisir de l’amour. Leur râle, leur plaisir, leur jouissance s’épandait par leur fenêtre grande ouverte.
De l’autre coté ma voisine, nue derrière ces persiennes, apparemment persuadées de son invisibilité, un pied sur un chaise, le sexe dégoulinant sous les assauts de sa main, calée sur le rythme du couple dont elle ne perd une respiration.
Mon regard ne peut se détacher de son corps, ses seins à la pointe tendue, son regard de braise qui semble croiser le mien, sa main qui s’agite violemment, que j’imagine sexe turgescent, dont je voudrais prendre la place.
Cette voisine je la connais, elle a pris au fil du temps le rôle principal dans mes fantasmes, bottée dans un parking d’aéroport, caressée dans un ascenseur bondé, léchée dans un parc public, la princesse de mes rêves.
Tout trois viennent d’atteindre leur climax, ma cigarette s’est consumée, je laisse un nuage de fumée derrière moi et je rentre. J’arrive devant sa porte, je ralentis, j’hésite, je combas ma timidité et finalement je frôle de quatre coups discrets sa porte.
Pop Pop Pop ….. Pop.
Je compte jusqu’à vingt, si la porte ne s’est pas ouverte je partirai.
1….2….3….4…5…6…7…8…9..10…11..12..13.14.15.16
Trois petits coup me répondent. Tac Tac Tac
Je réponds de quatre coups plus secs, la porte s’entrouvre, point de lumière, mais une main qui m’invite à entrer.
Mes yeux n’ont pas encore eu le temps de s’habituer à l’obscurité que déjà une main fait abdiquer ma fermeture éclair, l’autre sans attendre d’invitation visite mon caleçon et en extrait mon sexe toujours sous le coup de l’excitation. Une bouche avide, une langue vivace ont tôt fait de l’engloutir et de faire gonfler en moi la vague du plaisir.
Mes yeux enfin accoutumer admire le paysage, sa nudité parfaite, ses yeux plongés dans les mien, recherchant mes lueurs de plaisir.
Elle se lève, trop tôt ?
Se dirige vers un tiroir dont elle ramène un préservatif.
A peine en suis-je couvert qu’elle me tend sa croupe, désignant un chemin de traverse qu’elle me verrait bien emprunter. Je m’approche, mes mains gouttent enfin la douceur de son corps, la sensualité de ses formes, la douceur humide de son intimité. Elle s’y abreuvent pour ouvrir l’autre voie, doucement, lentement, juste une présence qu’elle veut plus profonde. Quelques caresses plus tard un second visiteur, rassurés par ses râles, happer par ses mouvements. La voie est enfin prête, libre, je m’approche, pose mes lèvres sur son cou, mes mains sur ses hanches, pénètre doucement ce passage détournée. Elle se cambre, pousse une longue râle et m’engloutis complètement.
Le mouvement se fait régulier, le plaisir m’inonde, mes mains courent sur son dos, ses formes, ma bouche gourmande entre deux halètements, ma langue vorace dévorent son cou sa nuque.
Le plaisir décide de nous unir à son apogée et nous laisse, comme deux pantins inertes reprendre notre souffle.
Mon regard se porte dehors, dans l’encadrement de la fenêtre de l’appartement d’en face se détache deux silhouettes, elles nous sourient, puis s’en retournent à leur jeu de chambre…
ps: ceci n’est qu’une élucubration de plus, dont vous reconnaitrez surement l’inspiratrice….
ps2: La fumée sans feu, un film réalisé par Roger Laliberté, une production Les Films du Royaume.
Houlàlà !!
Comment par Stef — 30 avril 2009 @ 16:22 |
C’est si dur que cela ?
Comment par switthing — 30 avril 2009 @ 22:32 |