Cahier de Pensées

9 octobre 2009

Confiance

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 23:27

Pas facile de faire confiance, non, vous ne trouvez pas?

De mon coté j’ai toujours le défaut de faire confiance puis ensuite en cas de trahison de reprendre ma confiance.

Ma confiance, sur quoi donc la bâtir, sur la vérité tout simplement.

Que penser de ceux qui prétendent disparaître et renaissent sous d’autres pseudo …

Rien. Ils n’en valent pas la peine, ceux qui choisissent qui a le droit de les suivre ou pas, qui peut ou non faire partir de leur cercle, sans avoir le courage de dire “non, je ne m’entends pas spécialement bien avec toi”, ceux qui déjà ont consumés plusieurs vies de blog, ceux qui donnent des leçons qu’ils ne seraient même pas capable de suivre, ceux qui ne sont que des ombres.

Pourquoi user mes pixels ainsi!

Pour rien, un coup de gueule, un coup de bâton dans l’eau, ou pas ….

12 mai 2009

Premier Rendez-Vous

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 23:30

Il approche ce premier rendez-vous, vous l’avez espéré si souvent, ce n’était qu’un rêve et maintenant il va se réaliser!

Justement, maintenant qu’il approche, il approche trop vite, ce cauchemar!

Déjà comment je m’habille, je veux pas me la jouer trop décontracté, il faut quand même montrer que cet important pour moi. Je ne veux pas non plus en faire trop et passer pour un pingouin!!! Punaise, comme je m’habille! C’est pire qu’un entretien d’embauche! Pour l’entretien, costume sobre, chemise blanche, cravate pour les mecs, petit tailleurs pas trop court, chemisier pour les femmes et ça roule, mais là que faire !!!!

En plus je suis sûr que je vais pas plaire, je suis pas assez bien! Elle est géniale, pleine de talent, belle, épanouie, et moi qui suis-je, un anonyme, un illustre inconnu pas du tout illustre, je ne lui arrive pas à la cheville.

Pourquoi j’ai dit oui, pourquoi j’ai accepté ce satané rendez-vous.

Ok, calmons-nous, rationalisons un petit peu.
Elle est belle, moi pas, elle est brillante, moi pas trop, bon, on arrête, de toute manière c’est pas rationnel! Deux êtres se rencontrent, comme ça par hasard, au détour d’une rue, en tournant une page, un clic au mauvais endroit et le tour est joué, le sort est jeté, le philtre peut faire effet, l’alchimie entre deux êtres, aussi incompréhensible que la transmutation du plomb en or, les irradies, moi le plomb, elle l’or!!! et pourtant elle m’apprécie!!!

Bon, donc c’est simple! Je lui plais, elle me le dis, elle me le montre, elle me le prouve tous les jours donc je viens tel que je suis! Pas de déguisement, pas de cinéma, pas de faux semblant, je suis tel que je suis! En plus le déguisement je pourrais pas le ressortir à chaque fois, je ne serais pas très à l’aise à l’intérieur, jouons le naturel!

Pour le boulot je dis la vérité! Non, je ne suis pas chef du monde dans une multi-nationale au développement exponentiel, je suis moi, ce que je fais me plaît, m’intéresse, et même si mon train (mon vélo?) de vie n’est pas ce qu’elle a connu, c’est mon train de vie! Je ne vais pas lui servir du caviar à toutes les sauces (j’aime pas le caviar) ni du Corbières à tous les repas, pas de voiture de sport, ni de voyage en first, juste moi, mon boulot, mon salaire, mon appart et ma clio!

Bon ca y est, je suis prèt, elle va être la d’une seconde à l’autre, je la vois, elle est juste là, de l’autre coté de la rue, arrêtée au feu!

Elle m’a vue, elle se gare, je monte dans la voiture.
“Alors, prèt?” me demande t’elle.
“Oui” lui dis-je l’air virile (enfin, je pense que c’était viril).De toute façon une rencontre avec ses vieux c’est quand même pas la mer à boire, en plus elle les voit trois fois par an max, et même si on a pas leur bénédiction, on s’en fout! enfin, surtout moi! enfin peut-être!!!!

ps: Et vous, la rencontre avec votre / vos beaux parents ?

30 avril 2009

Coupé Court

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 21:55

Tiens, mon coiffeur a changé, ou plutôt ma coiffeuse a changé, ce doit être une stagiaire, quoique, elle n’a pas l’air d’une midinette tout juste sortie de l’école, un peu plus de 30 ans, stylée et agréable..

Elle est belle, elle est fraîche, elle virevolte autour de moi, un coup de ciseau par ci, un coup par là, sa jupe tourne et m’enivre.
Je ferme les yeux pour reprendre mes esprits, mais mon esprit s’emballe, m’emporte. Pantalon léger de toile, protubérance manifeste que la blouse qui me recouvre ne peut cacher. De l’air, retrouvons notre calme, ou pour le moins essayons …
Elle s’absente dans l’autre pièce deux minutes, je respire, lentement, à plein poumon, essayons de recouvrer nos esprits.
Tiens, j’aurai pourtant juré que sa jupe était plus longue tout à l’heure, l’aurait elle remontée?
Elle ouvre le tiroir devant moi, se penche pour attraper une lame de rechange, mes yeux ne peuvent quitter le galbe de ses jambes, ne peuvent fuir sa jupe qui remonte pour découvrir ses rondeurs.
Je suis pétrifié, hypnotisé, estomaqué. Non, je n’ai pas rêvé, elle ne porte pas de culotte. Son intimité s’est dévoilée.
Elle se redresse, je suis bouche bée, quelque part gêné, mais surtout émoustillé.
Je surprends son regard… Elle guettait le mien, camouflant autant que faire se peu un sourire…
Elle l’a fait exprès, elle vient de m’allumer…
Mon érection est repartie de plus belle, je ne contrôle plus rien. J’essaye de ne pas la toucher, de laisser mes bras sur les accoudoirs, de ne pas tester la douceur de sa peau.
J’essaye… Elle ne me rend pas la tâche aisée, faisant mine de vouloir couper ma frange elle se campe devant moi, jambes écartées au dessus des miennes, son décolleté en vision directe.
Je n’en peux plus, il me faut de l’air.
C’est alors qu’elle s’assied sur moi, me lance un sourire à faire fondre un garde du Kremlin et me dit « pour les cheveux je crois que c’est fini, on va peut-être pouvoir s’attaquer aux choses sérieuse » …
N’attendant pas ma réponse elle se redresse, fait glisser la blouse, dégrafe ma ceinture et ouvre mon pantalon. Ma main droite a choisi sa cuisse et la caresse délicatement, ma gauche se fraye un chemin sous son chemisier, caresse son sein, en excite la pointe.
Sa main a trouvé le chemin de mon érection et l’a dégagée, elle s’avance, me guide vers son antre, la porte sonne, un client vient d’entrer dans la pièce voisine.
Elle se relève, dépose un doux baiser sur ma hampe dressée, range mon attirail, repositionne sa jupe, et me guide vers la caisse.
« 25€ Monsieur, et à très bientôt »

20 novembre 2008

Mondial de la Simulation

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 22:12

Alors que je chevauchais ma fière monture je fus stupéfait de découvrir un poster vantant “le Mondial de la simulation”.

Un salon consacré entièrement à la simulation! Vous m’en direz tant!

Dans un premier temps je me suis demandé si chacun venait exposer ses méthodes, ses trucs, ses astuces, si des démonstrations permettaient de jouir de la qualité de la simulation.
Et d’ailleurs qu’en est-il de la simulation dans chaque pays, chaque langue a-t’elle ses spécificités.
Toutes les simulations procurent-elles le même effet, l’age a t’il un impact sur le type de simulation?
Certains se posent-ils la question, pourquoi une simulation et pas la réalité, qui prend le plus de plaisir dans la simulation?

Que de questions, qui trouveront sûrement leur réponse en se rendant sur place, au Musée de l’air et de l’espace du Bourget, du 28 au 30 Novembre, Du Virtuel au Réel grâce à la simulation informatique. Vous ne pensiez tout de même pas à autre chose! ;-)

2 septembre 2008

La fumée sans feu

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 23:41

Décidément ce quartier possédait une saveur particulière, j’étais sorti pour griller une cigarette et deux douces et sensuelles musiques me berçait.

Sur ma droite, dans la pénombre d’une chambre un couple goutait au plaisir de l’amour. Leur râle, leur plaisir, leur jouissance s’épandait par leur fenêtre grande ouverte.
De l’autre coté ma voisine, nue derrière ces persiennes, apparemment persuadées de son invisibilité, un pied sur un chaise, le sexe dégoulinant sous les assauts de sa main, calée sur le rythme du couple dont elle ne perd une respiration.

Mon regard ne peut se détacher de son corps, ses seins à la pointe tendue, son regard de braise qui semble croiser le mien, sa main qui s’agite violemment, que j’imagine sexe turgescent, dont je voudrais prendre la place.

Cette voisine je la connais, elle a pris au fil du temps le rôle principal dans mes fantasmes, bottée dans un parking d’aéroport, caressée dans un ascenseur bondé, léchée dans un parc public, la princesse de mes rêves.

Tout trois viennent d’atteindre leur climax, ma cigarette s’est consumée, je laisse un nuage de fumée derrière moi et je rentre. J’arrive devant sa porte, je ralentis, j’hésite, je combas ma timidité et finalement je frôle de quatre coups discrets sa porte.
Pop Pop Pop ….. Pop.
Je compte jusqu’à vingt, si la porte ne s’est pas ouverte je partirai.
1….2….3….4…5…6…7…8…9..10…11..12..13.14.15.16
Trois petits coup me répondent. Tac Tac Tac

Je réponds de quatre coups plus secs, la porte s’entrouvre, point de lumière, mais une main qui m’invite à entrer.

Mes yeux n’ont pas encore eu le temps de s’habituer à l’obscurité que déjà une main fait abdiquer ma fermeture éclair, l’autre sans attendre d’invitation visite mon caleçon et en extrait mon sexe toujours sous le coup de l’excitation. Une bouche avide, une langue vivace ont tôt fait de l’engloutir et de faire gonfler en moi la vague du plaisir.

Mes yeux enfin accoutumer admire le paysage, sa nudité parfaite, ses yeux plongés dans les mien, recherchant mes lueurs de plaisir.

Elle se lève, trop tôt ?
Se dirige vers un tiroir dont elle ramène un préservatif.
A peine en suis-je couvert qu’elle me tend sa croupe, désignant un chemin de traverse qu’elle me verrait bien emprunter. Je m’approche, mes mains gouttent enfin la douceur de son corps, la sensualité de ses formes, la douceur humide de son intimité. Elle s’y abreuvent pour ouvrir l’autre voie, doucement, lentement, juste une présence qu’elle veut plus profonde. Quelques caresses plus tard un second visiteur, rassurés par ses râles, happer par ses mouvements. La voie est enfin prête, libre, je m’approche, pose mes lèvres sur son cou, mes mains sur ses hanches, pénètre doucement ce passage détournée. Elle se cambre, pousse une longue râle et m’engloutis complètement.

Le mouvement se fait régulier, le plaisir m’inonde, mes mains courent sur son dos, ses formes, ma bouche gourmande entre deux halètements, ma langue vorace dévorent son cou sa nuque.
Le plaisir décide de nous unir à son apogée et nous laisse, comme deux pantins inertes reprendre notre souffle.

Mon regard se porte dehors, dans l’encadrement de la fenêtre de l’appartement d’en face se détache deux silhouettes, elles nous sourient, puis s’en retournent à leur jeu de chambre…

ps: ceci n’est qu’une élucubration de plus, dont vous reconnaitrez surement l’inspiratrice….
ps2: La fumée sans feu, un film réalisé par Roger Laliberté, une production Les Films du Royaume.

28 avril 2008

Là-haut, sur la montagne!

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 8:01

Le sommet n’est plus qu’à quelques pas, le point culminant de leur randonnée. Le temps est splendide, le soleil illumine ce paysage du Mercantour, la rivière en contre bas, source de fraîcheur et de vie fait entendre son doux chuintement. Le ciel limpide, pur d’un bleu absolu.

Ils arrivent enfin, heureux. Heureux d’être là, heureux d’y être avec l’autre.

Ils se rapprochent, elle passe sa main autour de sa taille, lui enveloppe ses épaules. Ils admirent la vue. Ces collines, ces villages au dessous-d’eux, ces aigles dans le ciel à la recherche de leur proie. Ils regardent dans la même direction, savourent, absorbent cette tranquillité nullement perturbée par l’Homme, se régénèrent.

Il se tourne vers elle. Ils se regardent longuement, regards perdus dans les yeux de l’autre. Il passe sa main sur joue, écarte sa mèche, glisse sa main sur sa nuque, l’attire à lui et l’embrasse tendrement.

Elle fait glisser son sac à dos, se colle contre lui, se frotte à lui, remarque avec plaisir que la longue montée n’a pas épuisé toutes ses forces. Une brides après l’autre elle ôte son sac à dos et le dépose à cotés du sien.
*
Ils veulent s’unir à la nature, savourer toutes les bribes, toutes les instants, de cet instant magique. Ils savent que ce soir, lui dans son TGV, elle devant son PC seront déjà à rêver de leur prochaine rencontre.

Un main caresse ses cheveux châtains, l’autre sent au travers du tissu léger ses seins protubérants. Elle a déjà défait deux boutons, sa main parcoure son buste. Tout comme lui elle veut ce contact physique, cette proximité, cette fusion de leur corps, de leur cœur.

Sa chemise, boutons défaits à leur tout, glisse sur ses épaules. Ses lèvres viennent à la rencontre de se son cou. Une main glisse sous la bride de son Chantal Thomas, l’écarte puis libère le contenu du bonnet. Sa main le pétrit doucement, elle se pâme, s’offre à sa bouche avide et douce, brûlante et appliquée. Il déguste, il savoure. Ses lèvres, sa langue patiemment refont le parcours, la lente ascension jusqu’au dôme, qu’elles engloutissent.

L’herbe rase, un petit peu jaunit par le soleil et le manque d’eau les attend. Lorsqu’ils s’y allongent les ceintures se sont déliées, les fermetures sont tombées.

Il est derrière elle, embrasse son cou, ses oreilles, elle l’accompagne de son bassin, dans ce rythme lent et profond, ses sens aux abois, en émois, son téton légèrement pressé, son bouton doucement caressé viennent ajouter encore au plaisir.

Leurs climax approchent, ils vont le partager.

Ils restent immobiles, souriant, heureux, un seul corps encore, unis dans cette nature sauvage et merveilleuse. Ils savourent, les yeux mi-clos, bercés par le chant des oiseaux, la rivière, le vent léger.

Le soleil comme couverture, la tendresse en étendard, union si improbable et si belle, comme une deuxième chance que leur donne la vie, celle d’être deux et de n’être qu’un, là-haut, sur la montagne…

11 avril 2008

Bouteille à la mer (2/2)

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 13:02
Le contenant c’est bien, mais le contenu s’est mieux. Il me faut maintenant me jeter à l’eau, ou plutôt glisser dans la bouteille mon message d’amitié.
Un message d’amitié c’est simple vous allez me dire, juste un « veux-tu être mon amie pourrait faire l’affaire?»
Mais en fait, est-ce veux-tu être mon amie ou alors acceptes tu que je sois le tien? Nuance subtile mais non dénué de sens.
Peut-être puis-je combiner les deux, « veux-tu que nous soyons amis? »
Bof, pas emballant. (qui a dit que je voulais l’emballer! Si j’avion voulu j’aurion pu! (enfin, rêvons toujours) Profiter de l’effet de surprise, de la douceur, de la passion des premiers échanges et avant qu’elle ne s’en rende compte la plaquer contre la paroi, baiser son cou, ses lèvres et jouer le pari des sens contre la raison. Mais je ne suis pas ainsi (quel con ce mec!)).
Je devrais pourvoir trouver mieux, lui expliquer qu’elle est belle, euh, non, ça je le dit pas, qu’elle est intelligente, attirante, intellectuellement parlant bien sûr, que son humour est fin, subtile, que son sourire est ravageur, ça non plus on ne le mets pas!, que la lire est un plaisir, que son auto analyse, son écoute, sa compréhension, sa compassion m’émerveillent, que nos échanges seront enrichissants, que je vois des plaies, que je veux l’aider à les guérir, que je vois tant de belles choses en elle que je voudrai que rien ne les gâche, que mon oreille, ma présence, ma franchise ne sont que de pâles présents aux cotés des trésors qu’elle recèlent.
Que de mots pour un message tout simple, « je ne voudrai pas passer à coté du plaisir d’une amitié avec toi. »
Ah si elle pouvait lire ce blog, tout serait tellement plus simple….

10 avril 2008

A ses pieds

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 20:57

Collée contre moi, ses mains sur mes épaules, sur mon dos, ses cuisses qui me pressent quand je me faufile, comme pour me dire d’être prudent.

Nos corps qui se séparent quand j’accélère, se rapprochent quand je ralenti, nos corps qui vibrent dans un même mouvement, emportés dans un même élan.

Nous voilà malheureusement au terme du voyage, je ralenti puis m’arrête dans une dernière secousse. Nous allons jouir ensemble d’une vue magnifique.

Elle descend du scooter, enlève son casque et admire avec moi le paysage qui s’étend à nos pieds.

27 mars 2008

Chatte Bottée

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 23:40

Elle était là, à coté de moi, dans le noir. Nous avions commencé notre discussion en commentant le média devant nous, de fil en aiguille nous en étions arrivés à parler de nous, de nos envies, de nos fantasmes.

Cette pénombre, cette absence de regards direct, nous donnait une sorte de sécurité propice aux échanges les plus crus. Nos paroles entraînaient nos corps, nos mains, nos bouches dans l’exploration de nos plaisirs.

Petit à petit la lumière ce fit, nos couvertures maintenant à nos pieds nous étions assis pour notre petit déjeuner. Pour la première fois nous nous découvrions réellement. La chaleur de nos échanges jeta un froid, nous passions du virtuel au réel, comme si nos conversations n’étaient que le fruit de nos imaginations fertiles, comme si les mots s’étaient envolés. Elle était belle, majestueuse, MDB, Majestueuse De Beauté. Elle inspirait le respect, sans être hautaines, elle avait de l’humour, de la finesse, de l’intelligence, de la sensibilité sans sensiblerie, sûre d’elle mais faible aussi.

Nos boissons terminées nous nous levèrent pour nous dégourdir les jambes, un petit tour, un tendre bisou dans le cou et nous revoilà assis dans la pénombre. Notre discussion continue, sa maturité est éclatante, son analyse, son auto-dérision me laissent admiratif.
Sa vie n’a pas été simple, elle a fait ses choix, elle les a assumés, elle a choisi l’idéal contre le confort, elle sait ce qu’elle cherche, pas si cela existe ….
Elle a été meurtrie, par la bêtise, par l’égoïsme des hommes, Je voudrai la prendre dans mes bras, sa tête sur mon épaule, ma main dans ses cheveux, la consoler, sécher ses larmes, la faire sourire, la rassurer, son rêve a un futur.
Elle admire son père, a su garder sa proximité, sa fille est son trésor. Elle a de la chance, le sait, la cultive.

Je l’écoute, je bois ses paroles, j’ai succombé il y a bien longtemps. elle ne succombera pas, Je ne suis pas son style, je ne peux être son idéal.

Le commandant de bord a annoncé le début de la descente. Un dernier coca et déjà les hôtesses viennent ramasser nos couvertures. La piste, le débarquement, nous voilà dans l’aéroport, ma princesse est splendide, ses bottes, sa tenue, sa coiffure, sa démarche féline, tout me séduit.

Sa correspondance est annoncée, moins d’une demi-heure, il faut qu’elle parte, je lui vole un dernier bisou dans le cou, elle se retourne, franchit la porte et disparaît, à jamais je crois ….

14 février 2008

Le pyjama est tombé…

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 20:43

Le plus naturellement possible je passe la porte, sans regarder le lit je me déshabille, je garde le caleçon ou pas… aller, il est parti rejoindre mes vêtements humides sur la chaise. Je m’approche du lit, elle me regarde, n’a rien dit, bon signe. Je soulève le drap et me glisse dans le lit, sans savoir comment mes bras l’enlacent et mes lèvres atterrissent délicatement sur son cou. Le pilou c’est bien, ma main droite peut le confirmer alors que mes lèvres remontent tranquillement sur la joue en embrassant la moindre parcelle parcourue. La peau c’est tout de même mieux, je trouve le chemin des boutons, ou plutôt réussi à m’infiltrer entre deux lorsque nos lèvres se rencontrent….

Point de round d’observation, nos lèvres affamées, prêtent à dévorer l’autre laisse passer deux langues qui n’ont visiblement de cesse que de jouer ensemble, se courir après, s’affronter, se frotter, se dérober pour mieux se retrouver, un langoureux ballet improvisé pour nos plaisirs respectifs. Pendant ce temps, non loin de là, ma main gauche fait de la géographie, bien au chaud dans le pyjama elle par doucement à l’ascension d’une colline, le sol y est doux, souple et ferme, un vrai délice, si délicieux d’ailleurs que ma bouche hésite, ne devrait-elle pas également venir découvrir ce mamelon?

Patience et longueur de temps…. Laissons donc la main préparer le terrain, le prendre sous sa coupe, le travailler, le développer, puis, rapidement, ouvrir une brèche en chassant deux boutons de leur logement.

La couverture glisse un peu, je prends un peu de recul pour la regarder, admirer son visage, son cou, sa chevelure que ma main droite caresse, son pyjama et le carré de peau qu’il dévoile. Je m’en approche, couvrant son sein de bisous puis usant de ma langue, l’autorisant à parcourir, caresser, savourer cette douce colline. Sa main s’est collée à mes cheveux, elle les caresse au rythme de ma langue, me maintenant d’une douce mais ferme pression.

Je m’éloigne doucement, collé à sa peau, remontant au fil des boutons qui s’échappent vers son cou pour enfin retrouver sa bouche.

Un dernier bouton et le haut du pyjama se dégage, le sein délaissé ne l’est pas très longtemps et prend à son tour une forme plus marquée que je trouve fort à mes goûts…

Ma jambe gauche replié sur ses jambes se meut au rythme de nos corps, sa main vient me caresser la cuisse, son corps se frotte contre le mien, son bas commence à descendre, d’un rapide mouvement conjugué de ma main et de son bassin il disparait vers ses pieds, le pyjama est tombé…

1 février 2008

Les clefs du coeur

Classé dans : Mes Elucubrations — switthing @ 22:52

Le trousseau de clefs était là, depuis bientôt deux mois il était posé sur ma commode.

Un petit peu trophée mais surtout relique. Un objet qu’elle avait eu en sa possession, qu’elle manipulait tous les jours, qu’elle emmenait partout avec elle. Enfin plus vraiment, depuis que notre cher fournisseur d’énergie nationale ait eu besoin d’accéder à son appartement et qu’elle ne soit pas disponible. Les clefs atterrissent chez la concierge puis chez moi, pour faire visiter les deux appartements en même temps, et y restent…

Déjà deux moi que j’hésite à franchir le pas.

Elle sait que je tiens à elle, enfin j’espère. Nos soirées, nos sorties, sont autant de parties de rigolade, d’occasions de se frôler, de se caresser. Elle m’a fait revivre, tout le monde me trouve changé, même mes potes, même mes collègues de bureau.

Et c’est bien là qu’est le problème, je ne veux pas la perdre. Un geste inconsidéré et je risque de tout foutre en l’air. J’ai l’impression qu’elle tient à moi, son sourire quand elle me voit, son rire sur mes blagues les plus nulles, son air triste quand il faut se quitter, nos longues heures passées au téléphone,autant de signe que je ne veux voir, que je ne veux croire.

Si je me lance et qu’elle ne me voit que comme un simple copain une passade c’est la catastrophe, je ne pourrais plus vivre sans cette complicité qui s’est installée entre nous.

Si je ne me lance pas je suis fini aussi. J’ai envie de plus d’elle, j’ai besoin de plus d’elle. De sa tête sur mon épaule au réveil, de son sourire au petit déjeuner, de ses pieds froids qui cherchent la chaleur, de sa main dans la mienne en promenade, de son murmure dans mon oreille au cinéma, de mes mains dans ses cheveux, de ma bouche contre sa peau, de ses bras autour de mon cou, de nos fous rires inopinés, des son avis pour mes chemises, le futur passe par elle, elle est mon futur.

Le trousseau de clefs était là, depuis bientôt deux mois il était posé sur ma commode, et ce soir j’allais m’en servir. L’envie me torturait depuis déjà quelques jours, et ce soir j’ai décidé de franchir le rubicon. Pourquoi ce soir, je ne sais, mais ce soir se sera.

Tout d’abord un petit peu de mise en scène, il pleut, j’ai laissé ma fenêtre ouverte, ma chambre est inondée. Bon, moi un peu aussi car j’ai laissé échapper la bassine d’eau en rentrant dans ma chambre et je suis tout trempé. Si elle me demande ce qui se passe je lui dirais que je n’avais pas de lieu pour dormir et que j’ai pensé qu’elle pourrait m’héberger, en tout bien tout honneur (hum, mentir et parler d’honneur, mais bon, la faim, pardon, la fin justifie les moyens!) et qu’en plus j’ai crevé et dû changer ma roue sous la pluie.

Quand je suis sûr quelle est couchée je monte, je me glisse chez elle, me déshabille et me glisse à ses côtés. J’espère qu’elle aura son pyjama en pilou pilou; je l’adore, chaud et doux, pas autant que sa peau certes (doux!). Je veux qu’elle soit couchée pour ne pas voir son visage, la moindre hésitation dans son regard me ferait fuir, le noir est mon salut.

 

Plus de bruit, plus de lumière, je monte. Et m….e, pardon et Zut, M et Mme Georges qui me croisent dans l’escalier et qui me regarde mettre la clef dans la porte, la tournée, l’ouvrir, je leur fais un grand sourire et je me dépêche de refermer. Demain tout l’immeuble sera au courant de mon exploit ou de ma honte… cool! Pas de pression!!!

Le noir, comme prévu, sauf que comment je trouve sa chambre sans donner l’alerte et détruire sa collection d’estampes chinoises. Une table par là, un fauteuil par çi, je suis devant la porte. Je ferme les yeux, prends ma respiration et me lance.

Le plus naturellement possible je passe la porte, sans regarder le lit je me déshabille, je garde le caleçon ou pas… aller, il est parti rejoindre mes vêtements humides sur la chaise. Je m’approche du lit, elle me regarde, n’a rien dit, bon signe. Je soulève le drap et me glisse dans le lit, sans savoir comment mes bras l’enlacent et mes lèvres atterrissent délicatement sur son cou. Le pilou c’est bien, mais sa peau c’est mieux, je trouve le chemin des boutons lorsque nos lèvres se rencontrent….

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