L travaillait aussi dans la même boîte que moi
(Je vous explique, je suis timide (même si cela ne se voit pas forcément), je sais pas draguer, je ne vois pas quand les gens m’apprécient, donc il me faut beaucoup de temps pour réaliser que quelqu’une peut peut-être voir en moi autre chose qu’un outil de travail, et donc le lieu de travail est à peu près le seul endroit où je reste suffisamment en contact avec les autres pour que cela ait une chance d’arriver ….)
Donc L, travaillait en R&D, elle gérait des développements de produit, j’étais au marketing et on devait bosser ensemble de temps en temps. Je ne la remarquais pas tout de suite, Il me fallut bien deux ans…. Ou alors elle était encore avec son mec précédent et donc ne se faisait pas remarquer…
Je me rendis tout d’abord compte que tout n’allait pas pour le mieux pour elle, c’était une personne intelligente, avec une très bonne analyse des gens, elle voyait assez vite au travers de la carapace, mais elle avait une certaine réticence à leur faire confiance. Je découvris assez vite qu’une plaie ne s’était pas refermée. J’entrepris, sans arrière pensée (si si, je vous assure) d’essayer de lui remonter le morale. Je passais de longues heures au téléphone avec L et de temps à autre partageais son repas..
K n’était plus vraiment là, elle essayait de démarrer une relation avec un autre et je pensais la voir partir rapidement sous ses autres cieux. Je prenais un certain plaisir aux discussions avec L, sans toutefois envisager plus (je me répète!). Les évènements en décidèrent autrement. Un déplacement professionnel nous propulsa au UK, nous étions 5 à loger dans le même hotel, 2 mecs et 3 filles. Le hasard (destin, bonne fortune, …) fit que nous nous trouvâmes dans deux chambres contiguës, loin des autres. Après le repas dans un pub sympa des environ, et avant de s’endormir nous nous retrouvâmes autour d’un paquet de Treets (oui, je sais M&Ms, mais Treets c’est plus beau na!) à papoter, la conversation se poursuivit ensuite allonger sur mon lit, c’est tout de même plus confortable, puis la fatigue aidant (4 heures du mat), moins de discussions mais nous voici dans les bras l’un de l’autre. Elle reparti dans sa chambre mettre son pyjama (je cru qu’elle ne reviendrait jamais…), revint dans la mienne ou nous continuâmes notre conversation… avant de nous endormir, bras dessus, bras dessous. Il ne se passa rien cette nuit là, pas de baiser (promis juré) et donc pas plus non plus (voyons, je ne suis pas comme ça). Pour moi il ne s’agissait que d’un gros câlin, sans forcément plus.
Nous rentrâmes en France le lendemain, après avoir déposé tout le monde je la déposais chez elle. Alors que nous étons sur le trottoir et que j’allais lui dire au revoir, je ne pus résister à l’appel de ses yeux et l’embrassait (oui, un baiser, un vrai, pas sur la joue!!! suivez donc). Comme je l’avais fait avec K nous nous retrouvions pour des petit dèj; déjeuner et parfois dîner. Mon départ pour l’écosse nous donna l’occasion propice à quelques semaines en amoureux.
Si L à le cœur sur la main elle n’en est pas moins râleuse et parfois chiante… Elle ne sait pas toujours laisser tomber, et même quand cela ne sert à rien, pour être sûre de marquer le coup en fait un petit peu trop. A deux occasions je rompis, pour revenir très très vite sur mes paroles. Je compris plus tard que ces rompailles avaient créées en elle des fissures irréparables Je fis aussi la même erreur qu’avec K, je lui dis que je ne pensais pas que j’étais son avenir.
L allait désormais beaucoup mieux, toujours un petit peu de manque de confiance mais ses plaies étaient pansées et elle voulait aller de l’avant. Petit à petit elle mit des barrières et se détacha de moi pour succomber aux doux appels d’un de ses collègues de travail.
L’atterrissage fut un petit peu brutal pour moi, L est encore un joyau brut qui ne réalise pas tout ce dont il est capable. Râleur mais tellement attachant, enfin, c’est de l’histoire ancienne…
Pourquoi donc Lost in Translations? Tout simplement car je pense qu’elle ne m’a jamais vraiment compris et que si j’ai réussi à la faire avancer je n’ai pas mesurer l’ampleur de ses maux, son absence chronique et complète de libido étant pourtant un indicateur que j’aurais dû analyser correctement.
Je pense que nous aurions très bien fonctionner en tant qu’amis, moins en tant qu’amants… J’ai rompu toute relation avec elle et nos peu de connaissances communes ne l’évoquent jamais en ma présence.